l’humeur du directeur

13 septembre 2007

Saint-Jean de Védas

Classé dans : Blogoliste — humeurdudirecteur @ 22:45

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Samedi 8 septembre était l’occasion de découvrir Sortie de rue, un Festival né en 2006 à la périphérie de Montpellier, à Saint-Jean de Védas. La programmation est signée Jean-Marie Songy, un cumulard déjà coupable des plaisirs d’Aurillac, de Chalons-en-Champagne (Furies) et, pour cette année, de la Nuit blanche à Paris (notez, c’est le samedi 6 octobre, et ce week end là, il ne se passe rien à la Scène nationale : pour laisser le directeur aller tranquille à Paris ?).
Evidemment, on trouve des passerelles avec les autres lieux de crime du Songy, mais c’était aussi l’occasion de découvrir certaines propositions artistiques qu’il n’avait pas été possible de goûter ailleurs en raison des bouchonnages de calendrier.
J’attendais sereinement L’enterrement de Maman de Cacahuète, je ne fus pas déçu, ils vont vraiment dingues, au bout de la provoc’ et au fond de ce mauvais goût qu’ils revendiquent ouvertement. La totale ! Mais les charmantes ruelles de Saint-Jean de Védas, souvent très étroites, empêchaient de tout suivre. J’ai décroché aux 3/4, mais le message était passé. Merci.
Un autre objectif du déplacement était la compagnie du Gard Lackaal Duckric, tant leur concept « louez votre comédien » est attirant, et la rumeur n’avait fait qu’enfler le désir. Bénédicte m’avait préparé sur mesure un petit parcours (l’avantage du pro…) que j’ai ensuite pu enrichir. C’est simple, vous vous inscrivez le matin, vous choisissez un personnage (le frère dont vous avez rêvé, une soeur de luxe, une ado à recadrer…) et on vous fixe un rendez-vous à la banque d’accueil à un horaire précis au cours de l’après-midi. Une galerie de 26 personnages, interprétés par 13 comédiens. J’ai eu droit à une mère branchée (d’origine italienne, elle voulait surtout me parler de son nouveau petit ami âgé de 24 ans), à une épouse aimante (non, je ne vous raconterai pas, mais elle a tenté comme elle pouvait de sauver notre couple, en vain), à un ami d’enfance (qui voulait que je cautionne moralement son choix de boucler son budget de projet immobilier en vendant un rein, un poumon de sa femme, et je ne sais plus quoi de ses enfants), et enfin un frère dans la mouise parce qu’il avait eu la drôle d’idée de se vendre sur e-bay pour pouvoir acheter un célèbre acteur américain… Chaque scène dure 10 minutes (compteur agrafé sur le vêtement de l’acteur), c’est vraiment bien écrit, politique comme le théâtre doit l’être, et le public est très enthousiaste. Et il a très très raison. Ca s’appelle Ego-center. En Vaucluse prochainement ?
Ensuite, on retiendra les deux propositions de Dynamogène, sympathiques et bien faites, et le soir, la Compagnie Off sortait ses girafes, ses chanteurs lyriques et ses artifices. Le type même de grand spectacle qui emballe très vite un public, qui était venu en grand nombre (10000 ? 15000 ?) malgré la concurrence du foot (France Italie, 0-0, il n’y avait aucune hésitation) à la télé.

Mais qui est ce public, ce peuple, cette population de Saint-Jean de Védas, à la périphérie immédiate de Montpellier, on peut même y venir en tram ? Montpellier, c’est une ville jeune, très familiale. Il était impossible de compter le nombre de mamans trentenaires avec poussettes. Et j’eus comme une révélation, un déclic. Mais le mal est-il encore soignable ? Oui, je sais, je vais passer pour un vieux con, quoique. Mais tant pis, je le dis : je n’ai pas compté les poussettes, mais ce que je sais, c’est qu’elles étaient toutes occupées. Par des tout petits, certes, mais aussi par des bien plus grands, genre 6 ou 7 ans. Et à cet âge là, normalement on sait marcher. Et au cours de la traversée de la Grand rue, à un moment est arrivé un adulte sur une chaise roulante, au milieu des poussettes. Et là, je me suis dit que tous ces parents pensaient sans doute que leur enfant était handicapé. Et si ce n’est pas encore vrai, cela va le devenir très vite. C’est une dramatique certitude. Sauf pour les fabricants d’ascenseurs, d’escaliers mécanisés dans les gares, de tapis roulants dans les aéroports, de valises à roulettes (même toute petites), de sièges dans le métro. Sauf pour les promoteurs de la génération canapé devant la télé-régie-publicitaire.

Allez, ressaisissons-nous, c’est quand déjà qu’on a inventé la station debout pour les humains ? C’était pas une bonne idée ? Comme les congés payés, comme les 35 heures ?

30 août 2007

Aurillac la pluie, puis la Provence

Classé dans : Blogoliste — humeurdudirecteur @ 22:21

Aurillac
Il semble bien qu’il existe en France une ville, Aurillac, qui affirme son micro climat avec passion : les affaires culturelles m’y font aller chaque mois d’août, et chaque mois d’août, il pleut, il pleut, il pleut. Et pourtant, cette année, il y eut deux jours de grand beau, et on avait le sentiment que les gens se regardaient bizarre, comme si chacun soupçonnait l’autre d’être responsable de cette aberration météorogique.
Bref, au delà de ces considérations autrement plus sérieuses que les pseudo malheurs du CAC40 (je vous rassure, il est toujours au dessus de son cours de début d’année), il y avait aussi à Aurillac, comme chaque année à pareille époque, de nombreux spectacles dans l’espace public, dans la rue comme on pourrait dire. Peu de grandes révélations, et même beaucoup de déceptions actives.

Dans le rayon du bonheur, on en rapportera d’abord la compagnie 2 Rien Merci, qui après un remarquable Moulin-Cabot nous offre là un Gramoulinophone parfait, écriture, scénographie, jeu, impaginaire, tout est là, entassé dans une yourthe superbe dans laquelle il faisait déjà trop chaud à 10h du matin… On se souviendra aussi de la compagnie franco-chilienne Teatro del silencio, qui aura très directement interpellé tous les spectateurs présents sur l’objectif d’inventer le paradis, entre une scénographie forte et une chorégraphie en musique directe parfaitement interprétée. Et voilà…
C’est aussi le lieu de rencontres de tous les pros qui naviguent par là, du côté d’un art encore en recherche de reconnaissance. Mais il en va sans doute encore de la recherche aussi de l’exigence artistique. Nous avons échangé pas mal sur le sujet, avec Anne Le Batard et Jean-Antoine Bigot de Ex Nihilo (une compagnie que Cavaillon va bien finir par découvrir), avec Marie Moreau-Descoing qui m’a annoncé qu’elle serait très bientôt notre nouvelle inspectrice pour le Ministère de la Culture (chouette !), avec Pierre Sauvageot et Jany Jérémie (je les adore, ils sont là-bas dans leur jardin), et même avec Mireille Grange-Olmetta, notre ancienne interlocutrice culturelle pour le Rectorat (jeune retraitée très en forme) qui rêverait que nous réalisions un jour prochain une journée Pass’art (le GRETE) avec un spectacle de rue. J’ai aussi rencontré l’ami Lucien Maillan, qui dégotte chaque année notamment à Aurillac tous ces artistes qu’ils importera quelques mois plus tard en Provence pour les belles journées du Festival Font’Arts de Pernes les Fontaines (nombreuses photos de la dernière édition sur le site).

Cavaillon
Et sans transition, c’était à la Scène nationale la réception des travaux du hall (si vous êtes par là, venez voir, on est très content mais on aimerait aussi connaître votre opinion), l’accueil de nos deux petits nouveaux (pas si petits que ça, pourquoi on dit comme ça ? c’est un peu comme “nos amis les belges”, pas terrible), la vérification que tous les rouages peuvent encore fonctionner après ce bref endormissement des neurones. La billetterie ouvre lundi 3, ce sera prêt, le nouveau gradin va s’installer dans le même temps, et tout sera également prêt pour le premier spectacle au Théâtre en octobre et la réinauguration du 25 octobre à 19h (oui, oui, vous pouvez noter !).

Le premier rendez-vous public, c’est le mardi 11 septembre, avec les Facteurs à Morières les Avignon, nouvelle ville Nomade(s). Je donnais cette date ce matin à mon amie Annie Lagier, et elle me fit justement remarquer que c’était une belle manière de se souvenir d’un autre 11 septembre. En 2001, c’était aussi un mardi.
Parler d’Annie Lagier sans parler de sa Galerie de l’Isle sur la Sorgue, et de son Jean-Claude Roure pertinent et magnifique impertinent, est impossible. Allez-y, il y a en ce moment deux très belles expo simultanées. L’une s’intitule Cent Char ! et se compose de portraits, illustrations, sculptures de Jeanne Rebourg. La seconde est la présentation de la première monographie en langue française de Gottfried Honegger, L’art est un credo, paru chez Fage, un très courageux et passionnant éditeur installé à Lyon. Si vous avez manqué le vernissage en août, un tuyau : Gottfried Honegger sera présent à la Galerie le dimanche 16 septembre entre 15h et 18h. Et le soir-même, Jean-Claude décrochera tout, alors courrez.

21 août 2007

en vacances ou au travail ?

Classé dans : Blogoliste — humeurdudirecteur @ 23:12

Les adhérents et les amis viennent de trouver dans leur boîte à lettres le numéro 27 de Chut… Et j’en suis certain, beaucoup en auront conclu que nous avons pour cela travaillé au mois d’août. Que nenni ! Tout ceci avait été bouclé le 27 juillet, imprimé dans la foulée, et ce n’est que la sagesse qui nous a conduit à attendre la fin d’une période peu favorable à la fertilité des neurones pour prier notre routeur de réaliser les envois. Et voilà.
Mais par contre, pendant que vous vous lézardiez sur les plages, au fond d’un quelconque canyon, ou tout simplement au bord de la Sorgue (c’est aussi très bien), certains bossaient dur. Notamment notre architecte Nathalie Merveille et tous les artisans qu’elle avait réunis pour réaliser le nouveau hall d’accueil du Théâtre à Cavaillon. Il est méconnaissable, la peinture n’est pas encore sèche. Ca va être très très beau, comme on le rêvait. Il n’y aura plus que le nouveau sol en résine rouge que nous devrons attendre encore un an, si tout va bien, mais tout ira bien.
Et aussi, dans les jours qui suivront, le nouveau gradin, 510 places toutes neuves, toutes bien moelleuses, va se glisser dans ce grand espace vide qui va bien redevenir comme prévu une salle de spectacle, de spectacle bien vivant.
D’autres nouvelles, comme ça quelques jours avant réouverture ? Le directeur, toujours habité par la peur du vide, va passer quatre jours au Festival d’Aurillac, l’un des must pour le théâtre de rue. Mais j’en connais deux qui actuellement ont le trac : c’est Vincent Jean qui rejoint l’équipe et va succéder à Gaël Lemouton, rentré dans sa Normandie natale se consacrer encore un peu plus à sa grande passion, l’internet et la communication ; et aussi Paul-Eric Labrosse qui lui sera notre collaborateur jusque fin novembre pour remplacer Magali Thiéry, dont la petite fille Lara est née fin juillet, et qui va bien, enfin.
Allez, si le soleil revient, saluez le de ma part, et partagez. Et vivez.

12 août 2007

Raharimanana : urgence, urgence

Classé dans : Blogoliste — humeurdudirecteur @ 0:29

Cher internaute, je t’invite, que dis-je je t’exhorte, à lire la lettre ouverte adressée à notre président de la République par Raharimanana, et plusieurs écrivains africains. C’est paru dans Libé le 10 août. Qui a dit que la terre tournait normalement ? Urgence, urgence.

Si tu ne connais pas Raharimanana, un lien comportant un beau portrait, mais l’internet est plein d’autres ressources.
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Nicolas Sarkozy et le chef de l’Etat gabonais, Omar Bongo, vendredi 27.7.07 à Libreville. Reuters.

11 août 2007

ça baigne

Classé dans : Blogoliste — humeurdudirecteur @ 15:15

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Budapest. Un hongrois sur 5 y vit, le taux de chômage y est encore plus bas que dans le reste du pays (4% !), à l’origine 2 bourgs Buda et Pest (même 3 avec Obuda), toujours séparés par le Danube mais réunis depuis 1873, et encore bien différents dans leurs sociologies. D’un côté le commerce, les touristes (oui, il y en a, surtout en période de festival Sziget, on parle ici de 10000 français), des traces d’occident (le mur est tombé il y a près de 20 ans, c’est à la fois peu mais beaucoup quand on a faim de tant de choses), de l’autre la jeunesse, les étudiants, la création, tout ce qui bouge un peu en marge de cette histoire, parce que là, beaucoup ont moins de 20 ans, et pour eux la révolution de 1848 ou l’invasion de Budapest par les chars russes en 1956, ça ne dit pas grand chose…
Ce qui frappe ici, c’est à la fois l’absence visible d’armée ou de police (les seules sirènes que tant de grandes métropoles nous infligent souvent sont ici sont celles des ambulances), et à la fois un sens civique incontournable. Comme quoi, il ne faut jamais désespérer de l’humanité.
En dehors du Sziget, le touriste se voit offrir comme partout de très nombreux musées, un coût de la vie qui donne envie de consommer (hier 3 paires de chaussures, toutes fabliquées en Italie, pour 10000 forints, soit 40 euros), une vraie culture de la friperie dans laquelle s’engouffre les créateurs, et les fameux bains.
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La foule du Sziget m’avait impressionnée, celle des bains Szechenyi fut tout autant incroyable. Mais avant tout, ici et là, une même impression de bonheur, sans heurt, sans calcul, juste un grand désir d’être heureux. Ca frappe, ça marque, ça influence, je conseille vivement ce bouillon de culture, même si du côté de l’hygiène, mieux vaut ne pas trop explorer. Mais du côté du bien-être, c’est sans concurrence !

10 août 2007

Le courant passe à Budapest

Classé dans : Blogoliste — humeurdudirecteur @ 11:08

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Depuis le 7 août, la “dure” vie du directeur passe pas le Sziget, à Budapest. Le plus gros festival d’Europe, dit-on, peut-être même du monde. Jamais vu ça : 400 000 personnes en même temps sur un site gigantesque, une île (sziget en hongrois) en pleine ville sur le Danube, qui était entièrement dédiée à l’armée du temps pas si lointain des soviets. Trois ans après la chute du mur, en 1992, des étudiants y organisent un petit rassemblement musical pour les amis. Quelques années de sponsoring plus tard, ce sont pas moins d’une vingtaine de programmateurs qui s’occupent de faire venir stars et autres artistes à découvrir, sur ce site incroyable. Plus de 15 scènes, chacune avec sa “personnalité” : jazz, électro, blues, world music, et même une scène “théâtre et danse”. Les artistes français y ont souvent une belle présence, tel l’Orchestre national de Barbès l’autre soir ; ils ont fait un très grand show.
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La “grande scène” peut supporter 100 000 spectateurs. Et le mercredi 7, c’est le franco-ibérico-latino-metteur de feu Manu Chao (Jose-Manuel Thomas Arthur Chao de son vrai nom) qui y était programmé à 21h30. Et le feu était bien là. Après un premier concert à Vic-Fézensac dans le Gers et une mini tournée américaine de deux soirées (Tijuana et New York), la Hongrie lui faisait une haie d’honneur. Mais, patatrac, à plusieurs reprises, les groupes électrogènes n’ont pas supporté ses grands écarts, et on a ainsi pu constater qu’il n’y a pas qu’à Chateauneuf de Gadagne qu’on pète les plombs !
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En fin de soirée, le chorégraphe hongrois (mais qui vit en France) Pal Frénak (pas sûr que l’accent soit le bon…) nous offrait une petite merveille dans ce monde de brutes : cela s’appelle Instinct. Et je ne serai pas surpris que ce sublime spectacle, insolite, charnel, esthétique en diable, se retrouve un jour dans une programmation à La Scène nationale…
Prochain compte rendu dans quelques jours, après d’autres spectacles, mais surtout une visite aux mythiques bains de Budapest.

26 juillet 2007

20 euros pour assister à un tournage de TF2

Classé dans : Blogoliste — humeurdudirecteur @ 13:47

Hier soir, Festival d’Avignon, Cloître des Carmes. J’attends beaucoup de la dernière création de Ludovic Lagarde, un metteur en scène que nous suivons à la Scène nationale, que nous aimons beaucoup, que nous avons déjà accueilli en 2005 avec Fairy Queen, d’Olivier Cadiot. Sublime souvenir.
Nous avions un temps pensé être partenaire de ce Richard III, revu et corrigé par Peter Verhelst. Et je croyais pouvoir me glisser à la “générale” du 5 juillet, comme il est souvent d’usage, et comme je l’ai fait à plusieurs reprises dans ce Festival. Mais, bien que largement ouverte au public (le gradin était complet m’a-t-on dit), elle fut finalement “interdite” aux professionnels. Alors, en bon soldat obéissant et rangé, je suis allé à la billetterie des partenaires, et j’ai acheté ma place. Tarif réduit, 20 euros néanmoins. Et donc, maintenant, la surprise passée, je peux bien l’avouer, j’ai payé 20 euros pour assister au tournage d’une émission de télévision, pour cette chaîne du service public qui assure le dithyrambe quotidien des coureurs dopés du Tour de France.
Pendant une heure et demi, la caméra montée sur une grue m’a rasé les cheveux, a fait des ombres intermittentes sur le beau décor d’Antoine Vasseur, une autre caméra s’est promenée pendant toute la représentation sur un rail côté jardin, le caméraman placé non loin de moi (mais tous les spectateurs avaient le leur, tant ils étaient nombreux) a parlé dans son casque, égaré ses fiches, éclairé de son écran de contrôle la rangée de spectateurs, etc etc.
Alors, voilà, moi je n’ai plus la télé depuis plusieurs années, et je sais pourquoi. Et je suis colère, car je ne peux laisser planer le doute d’un acte de démocratie culturelle, je ne peux croire, tant spectacle vivant et télévision n’ont aucun lien possible. Et si on m’avait dit qu’un jour, je paierai pour être dans le poste. Enfin, presque, parce que je suis certain que je ne vais même pas y passer, et que je ne recevrai jamais mon cachet de spectateur !
Vous dire ce que j’ai pensé du spectacle de Ludovic ? Comme tous les autres spectateurs, je n’ai pas compris pourquoi il avait mis tant de caméras dans le gradin. Un effet de mode d’un nouveau genre ? Et comme je n’ai rien vu d’autre…

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