POUGNE HERISSON première impression
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On le sait, dans une certaine région, les cigales font un bruit infernal, l’été quelques parisiens peuvent même s’en plaindre. Ici, à Pougne-Hérisson dans les Deux-Sèvres, on n’entend que les grenouilles. Si Yannick Jaulin veut un jour écrire en fable une de ses histoires de la vie (ce qu’il a fait cette année avec Terrien, les spectateurs de Cavaillon pourront le vivre en janvier 2009), cela pourrait s’appeler la cigale et la grenouille. Cela dit, à Pougne, il y a bien une fourmilière, c’est le public. Hier soir, parmi les rencontres pas prévues, mais pas si inattendues que ça : Isa-brune, qui nous accueille si chaleureusement toute l’année au Théâtre des Doms à Avignon, et Cathy Deville, du marseillais Théâtre de Cuisine, qui était d’accord avec moi pour reconnaître que la route était bien longue (une dizaine d’heures), et qu’il fallait vraiment le désirer, ce festival. Mais voir le Nombril du monde, cela ne se discute même pas.
Quelques heures après mon arrivée tardive, j’avais déjà mesuré tout autant le froid et l’humidité que la chaleur d’un public venu en nombre incroyable savourer un festival dont les animateurs poussent la coquetterie (ou l’orgueil ? en tout cas, c’est très fort !) jusqu’à ne pas annoncer le programme à l’avance : vous le trouvez à l’entrée, après vous être procuré votre billet d’entrée.
Au menu pour moi des deux jours restants, des artistes qu’on aime et que Vaucluse connaît ou accueillera bientôt : outre Yannick Jaulin, ici sous toutes ses facettes, Opéra Pagaï (qui sera en mai 2009 au Thor avec son Safari intime) qui va donner l’un des tout premiers spectacles de la compagnie, Les mélomaniaques, Sébastien Barrier, venu jouer encore et encore son Ronan Tablantec, un spectacle-boniment que nous allons user encore un peu plus en septembre dans les Nomade(s), Emma la clown (ici en conférence avec Catherine Dolto, inratable), et un autre exporté de Provence, Claude Gudin, pataphysicien, poète surréaliste, qui est déterminé à faire partager à ce public gourmand l’état et les états de ses poils. Et il n’est jamais venu à Cavaillon celui-là ? Bizarre.
Voilà un festival que j’aurais bien aimé voir…
Situer le nombril du monde à Pougne-Hérisson m’a toujours plu, et la programmation semblait à la hauteur de cette ambition !
Commentaire par Gaël — 18 août 2008 @ 14:02