l’humeur du directeur

10 août 2007

Le courant passe à Budapest

Classé dans : Blogoliste — humeurdudirecteur @ 11:08

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Depuis le 7 août, la “dure” vie du directeur passe pas le Sziget, à Budapest. Le plus gros festival d’Europe, dit-on, peut-être même du monde. Jamais vu ça : 400 000 personnes en même temps sur un site gigantesque, une île (sziget en hongrois) en pleine ville sur le Danube, qui était entièrement dédiée à l’armée du temps pas si lointain des soviets. Trois ans après la chute du mur, en 1992, des étudiants y organisent un petit rassemblement musical pour les amis. Quelques années de sponsoring plus tard, ce sont pas moins d’une vingtaine de programmateurs qui s’occupent de faire venir stars et autres artistes à découvrir, sur ce site incroyable. Plus de 15 scènes, chacune avec sa “personnalité” : jazz, électro, blues, world music, et même une scène “théâtre et danse”. Les artistes français y ont souvent une belle présence, tel l’Orchestre national de Barbès l’autre soir ; ils ont fait un très grand show.
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La “grande scène” peut supporter 100 000 spectateurs. Et le mercredi 7, c’est le franco-ibérico-latino-metteur de feu Manu Chao (Jose-Manuel Thomas Arthur Chao de son vrai nom) qui y était programmé à 21h30. Et le feu était bien là. Après un premier concert à Vic-Fézensac dans le Gers et une mini tournée américaine de deux soirées (Tijuana et New York), la Hongrie lui faisait une haie d’honneur. Mais, patatrac, à plusieurs reprises, les groupes électrogènes n’ont pas supporté ses grands écarts, et on a ainsi pu constater qu’il n’y a pas qu’à Chateauneuf de Gadagne qu’on pète les plombs !
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En fin de soirée, le chorégraphe hongrois (mais qui vit en France) Pal Frénak (pas sûr que l’accent soit le bon…) nous offrait une petite merveille dans ce monde de brutes : cela s’appelle Instinct. Et je ne serai pas surpris que ce sublime spectacle, insolite, charnel, esthétique en diable, se retrouve un jour dans une programmation à La Scène nationale…
Prochain compte rendu dans quelques jours, après d’autres spectacles, mais surtout une visite aux mythiques bains de Budapest.

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