ecriture

14 janvier 2009

SUZANNE LEBEAU

Classé dans : Non classé — admin @ 19:33

JANVIER 2009suzanne

Ce week end (pardon cette fin de semaine), Madame Suzanne Lebeau, en personne, nous a fait l’amitié de sa présence… et ce n’était pas chose aisée…

Je m’explique : on avait comme il se doit préparé une bonne petite couche de neige pour qu’elle ne soit pas désemparée en arrivant ici sur le sol français, dé

barquant de son Québec, tout transit de froid en ce mois de janvier ! Le soucis : c’est qu’il n’y avait pas la logistique qui va avec ! et le blocage fût quasi total ! Ce qui a bien failli nous priver de la dame ! Bref elle est arrivée en temps et en heure, mais sans ses bagages (pour l’anecdote, la première du spectacle “le bruit des os qui craquent” a eu lieu hier à Fos et la dame a repris un vol pour Montréal ce matin ! toujours sans ses bagages !!! Elle revient “dieu merci” à la fin du mois en France ! Ses bagages l’attendront (on l’espère) sagement).

Donc douze joyeux stagiaires ont passé 2 jours dans une salle de réunion de l’espace culturel Folard de Morières les Avignon. Merci à François Brett qui nous a accueilli comme des princes et à Madame Annie Ramirez qui nous a fait l’honneur d’ouvrir et de cloturer le stage.

2 jours intenses où il fut beaucoup question d’argent ! Espérons que les stagiaires auront envie de partager leurs écrits !

1 juillet 2008

PORTRAIT EN CARACTÈRES

Classé dans : Non classé — admin @ 11:25

À l’origine des sourcils, j’ai un A.
Sur la colonne du nez, j’ai un B.
Pas de pomme d’Adam, j’ai un C.
Je n’entends pas, j’ai un K.
Je vois avec deux D.
Sur la tête, j’ai des T, des U viennent s’y ajouter, quelques fois des É, quand je ne perds pas mes I.
Je me tiens comme un Z.
Des problèmes de pieds me déséquilibrent aux points F et G, mais je n’en souffre plus.
De la bouche à l’estomac j’ai un J, un gros, je ne l’avalerai jamais.
J’ai des sentiments en OU et en MU, et je ne m’en cache pas.
Pour taper, j’ai des L, N, M et des HAP, j’en ai plein les doigts.
Je dors en V et rêve en S, mais je ne conçois que des ZE.

Eddy Pallaro

25 avril 2008

Ecrire pour le jeune public avec Eddy PALLARO

Classé dans : Non classé — admin @ 11:29

Eddy PallaroEddy Pallaro est né le 31 octobre 1971 à Cognac en Charente. Ce n’est pas ce qui nous intéresse ici … il est surtout auteur et comédien de la cie de La Mauvaise Graine Arnaud Meunier. Nous avons eu la chance de l’avoir pour nous tout seul pendant tout un week end, le 29 et 30 mars dernier pour un stage d’écriture qui s’est déroulé à la Bourse du Travail d’Avignon. Deux jours intenses, d’où sont sortis encore une fois des petits bijoux que nous vous invitons à déguster.

25 juillet 2007

Classé dans : Non classé — laure @ 11:47

1 - LA STATUE A LA TETE COUPEE
Lorsque les gens passent près de moi ils se taisent, à quoi bon parler, elle n’a plus d’oreilles, je n’ai plus d’yeux non plus, plus de joues, plus de bouche, de dents, de menton, de cou, enfin plus rien!
Faut dire que j’ai perdu la tête….c’est dur ! je veux dire être une statue….c’est dur…ça pierre dure….enfin avant….maintenant ce serait plutôt “pierre ponce”…..c’est l’usure…ben oui les trous c’est l’usure….je m’use….remarque normal c’est mon boulot….Muse…c’est mon boulot ! j’ai la robe, le drapé, la harpe et tout le tintouin….mais faut pas croire, j’inspire encore! j’ai mon souffle à moi ! c’est que j’ai pas encore rendu mon dernier soupir! décapitée peut être mais inspirée. C’est pour ça que quand les gens passent près de moi ils se taisent, ils s’assoient là et ils attendent, ils m’attendent ! alors j’inspire sans respiration, je murmure sans bouche jusqu’à ce que leur tête comme moi s’envole.

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je musique, je chapitre, je rigole, j’aime jouer la liberté, vivre une grande histoire et pleurer dans de grands mouchoirs, rêver de l’inaccessible et jouer les filles de l’air….oui surtout jouer les filles de l’air, décoller, et tu peux pas savoir comme c’est chouette d’être aérien, t’es pas obligé hein! y a plusieurs chemins, tu choisis…..moi c’est l’aérien….j’ai toujours aimé gravir les échelons j’aurai pu être pompier!! y a qu’un seul truc embêtant c’est la “suspension”.
Bon pourquoi je vous disais ça, je sais plus là! ah oui à cause des points…de suspension…parce que là j’y suis en plein dans les points, je les alignes, je les alignes et je sais plus….j’ai le système qui déjante à force de me torturer les boyaux de la tête et de me triturer la matière grise je crois que j’ai fais sauter les plombs et y a plus la lumière à tous les étages.
La vérité c’est que je pédalle dans la choucroute et je cherche la tangeante, l’ennui c’est que je trouve pas le canal de dérivation et c’est pas faute de dériver parce que là pour dériver je dérive et en pleine mer encore, je brasse, je brasse dans le courant mais dans le courant d’air, y a que de l’air.
Bon aller faut que je me concentre sur l’objet mais plus je le regarde plus je me dit : “comment de ne pas dériver avec un objet qui est fantaisie, poésie, émotion, que de l’ici et maintenant et c’est bien ce que j’ai essayé de vous décrire, non ?”

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