Puisqu’il faut se jeter à l’eau…
Épuisée, je suis sortie de là épuisée, vidée. elle nous a fait bosser, la Marion ! Chrono en main, elle nous a lancé une multitude de défits. Et nous avons gratté, gratté des pages et des pages en volant des bribes de vies à nos compagnons d’atelier ou à l’environnement qui nous était offert (le magnifique château de Chateauneuf de Gadagne et son parc), support indispensable à l’envol de notre imagination. Pour donner une idée, je vais copier le premier texte que nous avons fourni; c’était juste après avoir fait connaissance en pratiquant des jeux, à la fois pour se souvenir rapidement des prénoms des autres et aussi commencer à comprendre qui ils sont. La contrainte était : Raconter une histoire qui commence par “je m’appelle” ou “j’habite” et inclure des mots commençant par chacune des syllabes composant nos prénoms et noms”
Je m’appelle comme la reine d’Abyssinie, vous savez, celle qu’on représente toujours coiffée d’une carapace de tortue et portant en guise de robe, ou plutôt je devrais dire, en guise de manteau, la peau d’un cheval baie. J’ai le même prénom que cette libertine qui avait l’habitude d’accrocher un nénuphar dans le nid de ses seins et aussi, dit-on, aux lèvres de son sexe. Comme amant, on ne lui connut qu’un bouc, fidèle et puissant, un bouc qu’elle tenait en laisse pour l’avoir à la disposition de ses envies. Une chimère naquit de cette union, mi-chèvre, mi-homme, qui mourut en poussant son premier bêlement. On embauma la créature, et elle fut ensevelie dans un mausolé de pierre ponce. Des siècles plus tard, un archéologue découvrit la petite dépouille et s’en empara. Comme cet homme était du genre farceur, une nuit sans lune, sous l’Arc de Triomphe, il excava les os vermoulus du soldat inconnu pour les remplacer par sa découverte. C’est ainsi que depuis cette nuit-là, drapeau flottant, clairon chantant, la République et ses dignes représentants honnorent une chimère.
C’est le premier texte ça ? Wahou, bravo !
Avec un démarrage aussi poétique, on ne peut qu’avoir hâte d’en savoir plus sur ce stage, vos ressentis et vos productions…
La suite ! la suite !
Commentaire par Gaël — 2 juillet 2007 @ 17:42
Hé ! c’est que ça chimère dur au Château !!!!
Laure
Commentaire par laure — 6 juillet 2007 @ 11:42
votre billet mérite plus de comentaires
Commentaire par manaudou — 31 mai 2008 @ 5:15
vous auriez mérit plus de commentaires pour votre bçllet
Commentaire par Prenom — 3 juillet 2008 @ 20:41